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Venir à Dieu avec mes faiblesses

« Laisse-toi conduire. Mon Cœur fera tout, ma Miséricorde agira et mon Amour anéantira tout ton être. » (Parole de Jésus à Sœur Josefa Menéndez – 22 juillet 1922)

Cette parole résume à elle seule toute la spiritualité du Sacré-Cœur. Jésus ne demande pas à Josefa de multiplier les efforts ou de rechercher une perfection par ses propres forces. Il lui demande quelque chose de beaucoup plus difficile : lui faire confiance.

« Laisse-toi conduire. » abandon. Dans notre vie, nous voulons souvent tout prévoir, tout maîtriser, comprendre chaque étape avant d’avancer. Jésus renverse cette logique. Il ne promet pas d’expliquer chaque événement, mais il promet de guider celui qui accepte de lui remettre sa vie. Se laisser conduire, ce n’est pas renoncer à sa liberté ; c’est choisir librement de faire confiance à celui qui connaît le chemin mieux que nous.

« Mon Cœur fera tout. » Le Cœur du Christ représente son amour infini, sa tendresse et sa puissance de salut. Cette phrase rappelle que l’œuvre de la sainteté est avant tout l’œuvre de Dieu. Bien sûr, le chrétien est appelé à prier, à lutter contre le péché et à pratiquer la charité, mais il ne devient pas saint par ses seules forces. C’est la grâce qui transforme le cœur humain. Comme le dit Jésus dans l’Évangile selon saint Jean : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). Le Christ ne nous demande donc pas d’être capables ; il nous demande d’être disponibles.

« Ma Miséricorde agira. » La miséricorde est l’amour de Dieu qui rejoint l’homme dans sa faiblesse. Elle ne consiste pas seulement à pardonner les fautes ; elle relève, guérit et recrée. Là où nous voyons nos limites, Dieu voit un lieu où sa grâce peut se déployer. C’est pourquoi Josefa n’a pas à craindre sa pauvreté. Plus l’âme reconnaît humblement son besoin de Dieu, plus elle laisse la miséricorde accomplir son œuvre.

« Mon Amour anéantira tout ton être. » Ce mot ne signifie pas que Dieu détruit la personne ou sa personnalité. Il désigne la disparition progressive de tout ce qui s’oppose à Dieu : l’orgueil, l’amour-propre excessif, la peur, l’égoïsme, le péché. L’amour du Christ ne détruit pas l’homme ; il détruit ce qui empêche l’homme d’être pleinement lui-même. Il purifie le cœur afin que la vie du Christ puisse s’y manifester.

« Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).

Cette parole du 22 juillet 1922 est donc une véritable école de confiance.

 
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